Près de 20% des étudiants masculins avouent ne pas utiliser systématiquement un moyen contraceptif lors d'un rapport sexuel, selon une étude publiée lundi 7 février par l'Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM). Chez les étudiantes, 10,3% déclarent avoir déjà eu des relations non protégées.


Pourtant, sur les 12.000 étudiants français interrogés, 90% se disent suffisamment informés sur les différents moyens de contraception.

Parmi eux, près de la moitié (47,4%) se tourne vers Internet pour aller chercher des renseignements, plus d'un tiers (35,2%) vers les professionnels de la santé, un quart vers la famille et 20% vers les amis.

 

Selon l'étude de l'USEM, les étudiants ont tendance à négliger leur santé, particulièrement dans le domaine de la sexualité. Ainsi, seulement 33,5% des filles consultent régulièrement un gynécologue et deux tiers d'entre elles (63,3%) n'ont jamais réalisé un test de dépistage. Un résultat qui monte à 73,1% chez les hommes. Par ailleurs, 32% des étudiantes ont déjà eu recours à une contraception d'urgence (pilule du lendemain) et 3,3% à une interruption volontaire de grossesse (IVG) alors que la moyenne nationale sur l'ensemble des femmes est d'1,47%.

Cette négligence générale serait provoquée par le manque de moyen financier des étudiants français. Près de 40% des personnes sondées avouent avoir déjà du renoncer à des soins médicaux faute d'argent.

L'enquête de l'USEM a été réalisée du 23 janvier et 28 février 2009 auprès 12.070 étudiants français. Elle a été publiée à l'occasion de la semaine nationale des relations affectives qui se déroule du 7 au 11 février prochain.