BLOG DE L'ADOLESCENCE


18 avril 2012

MON COEUR DE PERE - Marco KOSKAS

Les liens complexes entre un père non religieux et son fils devenu un juif très pratiquant.«Mon cœur de père» de Marco Koskas, Fayard, 200 p., 16 €.

Comment réagir face à un fils qui décide de placer la religion au centre de son existence? Pas simple pour Marco Koskas qui signe un récit, à la fois drôle et profond, dans lequel il raconte comment son fils de 16 ans est devenu un juif scrupuleusement pratiquant.

Sous la forme d'un journal, l'auteur, qui s'est, lui, éloigné de la pratique de la foi de son enfance, nous confie ses angoisses, ses ­doutes, mais aussi ses joies face au choix, aussi touchant que radical, de celui qu'il appelle tendrement «Fiston».

Comment ne pas sourire devant l'intransigeance du rejeton zélé envers sa propre grand-mère, à l'occasion de la Pâque juive? « Depuis quelques jours je travaille Fiston en douceur pour qu'il vienne avec moi chez ma mère le soir de Pessah. Pour l'instant, il s'en tient fermement à la doxa: vaisselle non strictement casher, donc il ne viendra pas» De quoi secouer le papa, qui poursuit: « Ma pauvre maman, pas casher!… Elle qui continue de préparer son shabbat immuablement, malgré ses quatre-vingt-quatorze ans ; qui célèbre même des fêtes religieuses que personne ne connaît… »

Une quête identitaire

Reste que le père ne cache pas non plus son admiration pour sa progéniture: « C'est un garçon extraordinaire, je ne le sais pas assez. Il aurait pu mal tourner (…) mais il est juste habité par une foi inébran­lable. » En réalité, si l'adolescent a décidé de se tourner avec une telle ferveur vers la religion, c'est aussi largement pour se rapprocher de son père, qui a vécu en Tunisie une enfance placée sous le signe de la foi. Ainsi, le jeune homme assoiffé d'idéal poursuit une quête d'iden­tité légitime et finalement vitale. D'autant plus que ses relations avec sa mère, qui n'est pas juive, sont compliquées.

Confronté à la puissance des convictions de son fils, Marco Koskas est conduit à son tour à réfléchir sur lui-même. Au fil des voyages en Israël qu'il effectue pour rendre visite au jeune homme qui y étudie et y approfondit sa foi, l'auteur analyse la complexité des liens qui l'unissent à son fils. Et le père me­sure petit à petit à quel point son fils, si différent de lui à première vue, lui ressemble. Le tout avec, en toile de fond, une description vivante et bienveillante de la société israé­lienne.

Finalement, ce texte dépasse le cadre du récit strictement personnel. L'expérience de l'auteur entre en résonance avec celles de tous les pères du monde. Seul regret: une fin en queue de poisson.

 

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03 avril 2012

ADO ET SEXUALITE

LES ADOS PLUS INFLUENCÉS PAR LA SEXUALITÉ DE LEURS PARENTS QUE CELLE DE LEURS AMIS

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Les résultats d’une étude canadienne en ligne réalisée à l’échelle nationale révèlent que 45 % des adolescents considèrent leurs parents comme leur modèle de comportement sexuel. Brisant les stéréotypes ayant cours auprès des parents et de la société au sujet de la sexualité des adolescents, l’étude indique aussi que quelque 32 % des adolescents s’identifient à leurs amis et seuls 15 % s’inspirent de célébrités.

L’étude a également révélé que seulement 32 % des adolescents qui s’inspirent de leurs parents vivent dans des familles où la sexualité est ouvertement discutée et que, de surcroît, ces adolescents sont davantage conscients que les autres des risques et des conséquences liées aux infections transmises sexuellement.

« Une bonne communication au sein des familles, particulièrement autour des questions de santé sexuelle, est associée à des comportements plus responsables »,

précise le Dr. Jean-Yves Frappier, chercheur membre de l’axe de recherche Avancement et devenir en santé du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine affilié à l’Université de Montréal. Ces résultats ont été présentés le 18 juin 2011 à l’occasion du 88e congrès annuel de la Société canadienne de pédiatrie.

En revanche, 78 % des mères ayant participé à l’étude croient que leurs enfants calquent leur comportement sexuel sur celui de leurs amis, et qu’un manque de communication avec le père est particulièrement nuisible.

« Les parents semblent sous-estimer leur rôle et leur influence. Les professionnels de la santé et les médias ont un rôle important à jouer en leur faisant prendre conscience du pouvoir d’influence qu’ils détiennent et en leur permettant de communiquer davantage avec leurs enfants sur les questions de santé sexuelle »,

ajoute le Dr. Frappier

L’étude a été réalisée auprès de 1139 mères et de 1171 adolescents d’entre 14 et 17 ans. Le questionnaire portait sur des questions telles que les sources de renseignement sur les questions de santé sexuelle, la communication sur la santé sexuelle, le fonctionnement familial et les activités sexuelles1.

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22 mars 2012

Timidité et phobie sociale chez les adolescents

Soumis par Gestion le 17 octobre 2011 

Des chercheurs du National Institute of Mental Health américain ont estimé les taux de timidité et de phobie sociale, aussi appelée anxiété sociale, chez les adolescents à partir d'une étude nationale dans laquelle plus de 10 000 adolescents, de 13 à 18 ans, ont été interviewés. Leurs résultats sont publiés dans la revue Pediatrics.

Environ la moitié se disaient timides et 12 % de ceux qui se disaient timides présentaient les symptômes qui correspondent aux critères diagnostiques de la phobie sociale (1). Par ailleurs, environ 5% des adolescents qui disaient ne pas être timides rencontraient ces critères, ce qui indique, selon Marcy Burstein et ses collègues, que la phobie sociale peut être indépendante de la timidité dans certains cas.


Les adolescents atteints de phobie sociale étaient plus susceptibles que les autres de présenter (ou d'avoir présenté) également un autre trouble psychiatrique tel que la dépression, un trouble anxieux ou un trouble de l'usage de drogue. Ils avaient aussi des niveaux plus élevés de difficulté à l'école et au travail et dans les relations avec leur famille et les pairs.

Aucune différence n'était constatée entre ceux qui se disaient timides et ceux qui étaient atteints de phobie sociale en ce qui concerne le recours à des médicaments.

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14 mars 2012

les troubles du langage écrit à l’heure du SMS - 16 /17 mars 2012

Ecrit par  

Brèves mar 5, 2012 

 

Le laboratoire Psychologie du Développement et Processus de Socialisation (PDPS) de l’Université de Toulouse II – Le Mirail organise la seconde édition d’un colloque consacré aux troubles du langage écrit les Vendredi 16 mars et samedi 17 mars 2012.

Les troubles du langage écrit ne concernent pas seulement l’enfant mais aussi, l’adulte. L’ère des nouveaux outils de communication font évoluer nos pratiques d’écriture.

Il existe encore un décalage entre les avancées scientifiques dans ce domaine et les actions conduites auprès des personnes présentant de tels troubles. C’est pourquoi, un état de la recherche sur les processus et modèles de compréhension et de production du langage écrit, ainsi que sur les hypothèses qui peuvent être fondées sur l’origine de certains troubles des apprentissages de l’écrit seront soulevés à l’occasion de ces rencontres.

Chercheurs et professionnels font le point sur les avancées scientifiques

Ce colloque réunit des chercheurs spécialistes des troubles du langage écrit (psychologues du développement, psychologues cognitivistes, neuropsychologues, psycholinguistes…) et des professionnels de terrain (médecins, orthophonistes, enseignants spécialisés, …). Ils feront le point sur les avancées scientifiques en matière de compréhension de la dyslexie-dysorthographie, le dépistage et les réalités de la prise en charge. L’originalité de cette seconde édition du colloque est d’intégrer à ces questionnements les récents travaux portant sur l’utilisation de nouveaux supports de communication (SMS, courriel, …) tout comme sur les nouveaux outils informatisés visant le dépistage et la compensation des troubles.

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05 mars 2012

« Le sexuel, le sujet, le social »

Page 1

 

3ème Colloque International – Psychanalyse, médecine et droit

Poitiers – 23 et 24 mars 2012

 

EA 4050 - Recherche en psychopathologie : nouveaux symptômes et lien social- CAPS

 

 

« Le sexuel, le sujet, le social »

 

Avant p r o g r a m m e

 

 Vendredi  23 mars

8h30 – Accueil des participants

9h – Ouverture des journées sous l’autorité de :

Mme Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes

J-P. Gesson, Président de l’Université de Poitiers

Yves Jean, Doyen de l’UFR SHA

Doyen de la Faculté de médecine

Doyen de la faculté de droit

 

9h – Présentation du colloque : P-H. Keller, A. Ducousso-Lacaze, L. Ottavi, J. L Senon

 

La sexualité, objet des sciences humaines

Coordination : D. Albarracin, P-H. Keller

 

9h15  – Conférence plénière à deux voix

 

Marcela Iacub (CNRS, Laboratoire de démographie et d'histoire sociale, EHESS, Paris) et Taoufik Maazouzi (Psychologue, Maroc) : « La pulsion : concept subversif ou conformiste ? »

 

10h45 – Discussion avec la salle

 

11h – Pause

 

11h15 12h45 : Tables rondes

 

TR1 Le « genre » : concept pour l’étude du sexuel en sciences humaines. Modérateur : Dolorès Albarracin

-       Michel Kreutzer (Ethologue, Université de Paris 10) : « Le genre, métamorphose du sexe des sciences de la nature aux sciences sociales »

-       Ludovic Gaussot (Sociologue, Université de Poitiers) : « Le genre des sciences sociales »

-       Thierry Hoquet (Philosophe, Université de Paris 10) : « Du genre dans le sexe ? Mâles, femelles, hermaphrodites et le grand bestiaire sexuel »

TR2 Le sexuel et la norme. Modérateur : Pascal-Henri Keller

-       David Cohen (Psychologue, Ph.D, Florida University) : « Sexualité et normalisation DSM »

-       Bruno Py (Juriste, Université Poitiers) : « Liberté sexuelle : que dit le Droit »

-       Sara Piazza (Doctorante, CRPMS, Université Paris 7) : « Sexe anormal, sexe à normer »

 

12h45 – Déjeuner

 

Actualité psychanalytique et identité psychosexuelle

Coordination : Marion Haza, Nicolas Dauman

 

14h – Conférences plénières

 

– Jacqueline Schaeffer (Membre titulaire formateur de la SPP, Psychanalyste, Paris) : « Le féminin : épreuve et enjeu de l’élaboration de la différence des sexes »

 

– François Richard (Professeur de psychopathologie clinique, Université de Paris 7, Psychanalyste, membre de la SPP) : « La "parentalité" : remède à l'actuel malaise dans la culture ou nouvelle névrose ? »

 

15h30 –  Discussion avec la salle

 

15h45 – Pause

 

16h – 17h30 : Tables rondes

 

TR1 Famille et identité psychosexuelle. Modérateur : Marion Haza

-       Anne Thevenot (MCU-HDR en psychologie clinique) et Martine Spiess (MCU en psychopatholgie clinique), EA 3071, Université de Strasbourg : « Fonction parentale et identité sexuée » 

-       Marie-Claude Mietkiewicz (MCU-HDR en Psychologie, Université de Lorraine) : « Quand les baby-boomers deviennent des grands-mères et des grands-pères... »

-       Susane Vasconcelos-Zanotti (Doctorante,CRPC-CSMJ-EA 4050, Université de Rennes 2) : « Approche subjective du développement sexuel »

 

TR2 Actualité psychanalytique et singularité du sujet. Modérateur : Nicolas Dauman

  (table ronde traduite en langue des signes)

-       André Meynard (Psychanalyste, Marseille) : « Ce que les Sourds nous enseignent : parler avec les mains, entendre avec les yeux... »

-       Karinne Gueniche (MCU en psychopathologie clinique, EA 4056, Université de Paris Descartes, Psychologue clinicienne, Psychanalyste) : « Quand l’impossible nomination infiltre la langue. A propos des enfants nés avec une variation anatomique du sexe »

-       Olivier Richard (Doctorant, CAPS-EA 4050, Université de Poitiers) : « Le corps médical face au Trouble de l'Identité Relatif à l'Intégrité Corporelle : présentation et réflexion clinique. »

 

 

 

 

Samedi 24 mars

Sexualité sans reproduction, reproduction sans sexualité

Coordination  : J-B. Chapelier, A. Ducousso-Lacaze

 

9h – Conférences plénières

 

Anne Cadoret (Chargée de recherche en anthropologie sociale, CNRS) : « Au sujet de l’échange social : de l’échange des femmes à l’échange des substances »

 

Alain Ducousso-Lacaze (Professeur de psychopathologie clinique, Université de Poitiers) : « Du nouveau dans l’origine ? »

 

10h30 – Discussion avec la salle

 

10h45 – Pause

 

11h – 12h30 : Tables rondes

 

TR1 Sexualité à la marge. Modérateur : Alain Ducousso-Lacaze

-       Sabine Chatroussat  (Psychologue clinicienne, Rouen) : « Sexualité, parentalité, déficience intellectuelle »

-       Jeannine Sylvestre (Psychologue clinicienne, Paris) : « La parentalité à l’épreuve du carcéral »

-       Marie-Anne Ecotière (Doctorante, Université de Rouen) : « Dialectique du même et du différent, dans la rencontre amoureuse pour l’adolescent intellectuel »

 

TR2 La sexualité de l’autre.  Modérateur : Jean-Bernard Chapelier

-       Farid Kacha (Professeur de psychiatrie, Université d’Alger) : « Sexualité et culture »

-       Vincent Estellon (MCU en psychopathologie clinique, Université de Paris 5, Psychologue clinicien, Psychanalyste) : « Sexualités limites et lien social »

-       Diane Garnault (Doctorante, CRPMS, Université de Paris 7) : « L’utérus artificiel, l’avenir de l’homme ? »

 

agressions sexuelles, psychosexualite, normativité

Coordination : M-J. Grihom, J. Falisse, A. Hachet

14h – Conférences plénières

Michel Masse (Professeur de Droit, Université de Poitiers) et Laurence Leturmy (MCU-HDR en Droit, Université de Poitiers) : « Les mots du droit : viol, inceste et autres atteintes sexuelles »

Pierre Collart (Docteur en  Psychologie, Sociologue, Université de Louvain, Belgique) : « La question de la norme dans l'interaction sexuelle abusive »

 

Sophie Baron la Forêt (Psychiatre, CRIAVS, Paris) : « Psychosexualité, perversion et perversité »

 

15h30 – Débat avec la salle

 

15h45 –  Pause

 

16h – 17h30 : Tables rondes

 

TR1 Les adolescents auteurs de violences sexuelles. Modérateur : Jean Motte dit Falisse

           

– Ludovic Gicquel (Professeur de pédopsychiatrie, Université de Poitiers) : « Adolescence et transgression »  

 

– Astrid Ambrosi (MCU en psychopathologie clinique, Université de Rennes 2) : « Viol en réunion et psychosexualité à l’adolescence »

 

– Romain Gady et Isabelle Delgrange (Psychologues, CMPEA, Poitiers) : « Adapter le soin pour faire émerger la demande avec des adolescents abuseurs »

 

TR2 Le lien auteur-victime. Modérateur : Jean-Luc Gaspard

 

– P. Pignol (Docteur en psychologie, Université de Rennes 2) : « La confusion dans le lien auteur/victime chez des victimes de violence sexuelle »

 

– Hashem Bahary (Professeur de Psychiatrie, Université Al-Azhar, Caire, Egypte) et Amal Hachet (MCU en psychopathologie clinique, Université de Poitiers) : « Comportement auto-mutilateur et viol »

 

– Christophe Chevalier (Doctorant, CAPS-EA 4050, Université de Poitiers) « Subjectivation chez les AVS et injonction de soins »

 

– Cynthia Pajot (Doctorante, CAPS-EA 4050, Université de Poitiers) : « L’agresseur pédophile et l’enfant : quelle confusion ? »

 

 

17h30 – Conclusion du colloque : D. Marcelli, P-H. Keller, A. Ducousso-Lacaze, L. Ottavi

 

18h – Fin du colloque

 

 

 

Argument

Notre manière de penser et de vivre la sexualité aujourd’hui dépend en grande partie de notre héritage historique récent. Deux traits majeurs s’en dégagent, étroitement liés : les conséquences de la « libération sexuelle » d’une part ; celles de la disjonction de la sexualité/reproduction d’autre part. A l’image de cet héritage complexe, nos attitudes à son égard le sont également.  Tantôt nous le revendiquons, cherchant à comprendre les nouveautés auxquelles il nous confronte ; tantôt nous le redoutons, craignant la disparition des limites nécessaires à notre humanisation ; tantôt enfin nous le soupçonnons de dissimuler des formes de répression, encore plus subtiles que les anciennes. 

Comment, à partir de leur domaine de légitimité, les sciences humaines nous aident-elles à nous situer vis-à-vis de cet héritage ? Comment nous permettent-elles de comprendre en quoi le sexuel et la sexualité travaillent en permanence le sujet et la culture ? 

Pour le sujet, la sexualité est inséparable de ses interrogations à propos de, son origine, son corps, son plaisir et sa rencontre avec autrui. A travers elle et le travail psychique qu’elle impose, le sujet se confronte de manière privilégiée aux interdits et aux normes de la société dont il fait partie. Dans le contexte social et normatif actuel,  qu’en est-il de ce travail subjectif ? Une telle question convoque bien sûr la psychanalyse mais concerne aussi la psychiatrie, dans les domaines les plus variés : clinique de l’adolescence, revendications « trans », nouveaux modes de procréation, formes renouvelées de la famille, vieillissement, agressions sexuelles.

Pour la société, l’encadrement de la sexualité reste un impératif : à quels principes obéit aujourd’hui cet encadrement ? Une approche centrée sur la subjectivité trouve ici sa limite et se doit, dans un tel domaine, d’engager le dialogue avec d’autres disciplines : la sociologie, l’anthropologie, le droit, l’histoire, la philosophie.

 

Comité d’organisation

Albarracin Dolores (Poitiers); Chapelier Jean-Bernard (Poitiers); Dauman Nicolas (Poitiers); Ducousso-Lacaze Alain  (Poitiers); Gaspard J-Luc (Rennes); Ottavi Laurent (Rennes); Grihom Marie José (Poitiers); Hachet Amal (Poitiers); Haza Marion (Poitiers); Keller Pascal-Henri (Poitiers); Ottavi Laurent (Rennes); Pietrocola Annamaria (Poitiers)

 

Conseil scientifique

Carbone Paola (Italie) (sous réserve); Cohen David (US); Guerra Giovanni (Italie) ; De Neuter (Louvain); Naziri (Liège); Besset Vera (Brésil); A. Ducousso-Lacaze (Poitiers); Estellon Vincent (Paris 5); Ottavi Laurent (Rennes 2); Pommier François (Paris 10); François Richard (Paris 7); Scelles Régine (Rouen); Marcelli Daniel (Poitiers); Gicquel Ludovic (Poitiers); Senon Jean Louis (Poitiers); Keller Pascal-Henri (Poitiers); Leturmy Laurence (Poitiers); Falisse Jean (Poitiers).

 

Conseillers extra-disciplinaires

Rigalleau François (Poitiers); F. Chauvaud (Poitiers); Gaussot Ludovic (Poitiers); Massé Michel (Poitiers).

 

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01 mars 2012

DÉPRESSION DE L'ADOLESCENT et HAS

Elaboration de recommandations pour le diagnostic et le traitement en cours à la HAS (France)

 

La Haute autorité de santé française (HAS) a mis en ligne, le 11 octobre 2011, un document dans lequel elle expose sa démarche pour la production d'une recommandation pour la pratique clinique pour le repérage, diagnostic et prise en charge initiale de la dépression chez l'adolescent. La diffusion des recommandations est prévue pour octobre 2012.

La prévalence de la dépression chez le jeune de 15-24 ans est estimée à 8,5 % (sur 1 an) en France.

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29 février 2012

Colloque Bordeaux - L’INÉDIT à l’adolescence

La seconde journée bordelaise d’ARCAD a retenu le thème de l’inédit comme fil rouge des problématiques adolescentes. L’inédit se définit littéralement comme le nouveau, l’extraordinaire, « ce qui n’a pas été imprimé, publié, ce que l’on n’a jamais vu, qui est original, inusité. »

 

Or, l’adolescence, mouvement psychique irréfragable, amène du nouveau. L’inédit correspond alors à la découverte des potentialités pubertaires, du spectaculaire, de l'exceptionnel, au prix incontournable du renoncement. La notion d’inédit pose bien la question de l’étrangeté du nouveau : à la fois attendu, espéré, rêvé, mais aussi parfois dérangeant, étranger, inquiétant, inacceptable.

Nous entendrons le caractère fascinant de l’inédit comme ce qui est nouvellement éprouvé chez l’adolescent, tant du côté du corps récemment pubère que des liens narcissiques et objectaux remaniés, de la découverte du féminin et du masculin proprement dits, de la rencontre amoureuse et de la pensée frémissante. L’inédit se fonde dans le corps, désormais génitalisé, qui travaille la psyché à l’aune du bouleversement pubertaire. La pensée, sitôt resexualisée par le surgissement du génital, autorise l'adolescent à apprivoiser le nouveau et à s’approprier les objets de culture. Ainsi nous proposons de questionner l’ouverture inédite du projet de subjectivation à l’adolescence. Nous aborderons également la seconde partie de notre définition de l’inédit. A savoir tout ce qui concerne « ce qui ne sera jamais édité », avec la nécessité, pour l’adolescent, de réélaborer la castration, et, au-delà, de pouvoir s’éprouver dans la complémentarité des sexes. Travail de renoncement à la toute-puissance et au fantasme d’immortalité, travail susceptible de mettre à l’épreuve l’adolescent, de révéler ses ressources comme ses impasses. Travail susceptible, parfois, de « mettre à terre » l’adolescent en souffrance, au risque d’un engagement dans des expressions psychopathologiques de destructivité.

Comment les destins de l’inédit peuvent-ils dégager l’adolescent de ses potentialités meurtrières et lui donner accès à ses avenirs créateurs ? Comment contribuent-ils aux enchantements et aux désillusions adolescentes ? De quelle façon l’adolescent se positionne-t-il face à ses possibles réels et fantasmés ? Quelle peut-être la place du psychanalyste dans ce cheminement, comment ce dernier peut-il manier l’inédit dans le transfert ? Autant de questions qui seront explorées dans cette journée…

 

Programme :

8h30 : Accueil des participants

9h : Ouverture : Marion HAZA, Psychologue, Présidente d’ARCAD, Maître de Conférences (CAPS, Poitiers).

9h15 : Pr Philippe GUTTON, psychiatre, professeur des universités, directeur de la Revue Adolescence. «  La créativité adolescente comme lutte contre la dépression »

10h : Discussion Dr Philippe-Pierre TEDO, Psychiatre, Psychanalyste,  membre d’ARCAD.

Modérateur : Dr Valérie ADRIAN, Psychiatre, membre d’ARCAD 

10h30 : Pausé café

11h : M. Jean Pierre OHL, Romancier et libraire. « Héros de sa propre vie : autour du jeune Charles Dickens »

11h40 : Discussion Jean-Claude DUBREUIL, Professeur honoraire de Chaire Supérieure, Agrégé de Lettres Modernes.

Modérateur : Laurence FAUGERE, psychologue et libraire.

12h15 : Déjeuner libre.

 

14h : Marika MOISSEEFF, Ethnologue et psychiatre, chargée de recherche au CNRS rattachée au Laboratoire d’anthropologie sociale « De nouveaux mythes en guise de rites pour les adolescents ?»

14h45 : Discussion

Modérateur : Dr Marc DELORME, Psychiatre, psychanalyste, membre d’ARCAD.

15h15 : Pause

 

15h45 : Table ronde clinique :

Annamaria PIETROCOLA, psychologue : « Le cas d'Emma: entre contenance et créativité »

François COUDRET, psychologue clinicien, membre d’ARCAD : « Adolescence et écriture : les formes de l’inédit »

Dr Chantal LABADIE, Psychiatre, membre d’ARCAD : « Duende »

Discussion : Ph. GUTTON et M. MOISSEEFF.

Modérateur : Dr Marc DELORME, Psychiatre, psychanalyste, membre d’ARCAD.

 

17h45 : Conclusion : Emmanuelle CAULE, Psychologue, Psychanalyste, Chargée de cours à l’Université V. Ségalen Bx II, membre du CILA, Vice-Présidente d’ARCAD.

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06 décembre 2011

Adolescents et VIH : mal informés ?

Pilotée par l’ORS Ile-de-France, en collaboration avec l’ANRS et l’Inpes, les premiers résultats de l’enquête KABP2010 relative aux connaissances, attitudes, croyances et comportements des Français face au VIH(1) sont disponibles. Ils portent sur les données franciliennes, mais annoncent déjà la tendance pour l’ensemble de l’Hexagone. Avec pour principal enseignement : les 18-30 ans connaissent moins bien les modes de transmission et de protection du sida que les 45-54 ans.

 

Cette nouvelle enquête montre que le sida suscite moins d’appréhension que le cancer, les accidents de la circulation ou les maladies cardiaques. Ainsi, en 2010, seuls 27 % des Franciliens déclarent le craindre pour eux-mêmes.

 

Encore des idées reçues

Globalement, les sondés affichent une bonne connaissance de la maladie, en termes de modes de transmission, de prévention ou encore de traitements. Toutefois, des idées fausses persistent : 21 % des personnes interrogées en Ile-de-France pensent que le virus peut se transmettre "par une piqûre de moustique", 13 % "dans les toilettes publiques" et 6 % "en buvant dans le verre d’une personne contaminée". Et pour la première fois dans le cadre des enquêtes ANRS, ce sont les jeunes de 18-30 ans qui maîtrisent le moins les modes de transmission et de protection du VIH. En outre, seuls 59 % d’entre eux connaissent l’existence des traitements antiviraux (contre 66 % en 2004).

Et la discrimination ?

En 2010, environ un Francilien sur cinq déclare connaître un parent, un ami, un collègue ou un partenaire séropositif ou malade du sida. Dans l’ensemble, les sondés ont une attitude plutôt positive face aux personnes atteintes : plus de 90 % acceptent de travailler, de manger ou de partir en vacances avec elles. Toutefois, la majorité refuserait d’avoir des relations sexuelles – protégées – avec une personne séropositive. Une tendance d’ailleurs plus marquée chez les jeunes.

Préservatif et premiers rapports

L’enquête montre que pour 75,9 % des sondés, l’utilisation du préservatif est "banale" (contre 71,9 % en 1994). En revanche, seuls 58,8 % d’entre eux la considèrent "tout à fait efficace" pour se protéger du sida (contre 73,5 % en 1994). De plus en plus de personnes pensent même que le virus peut se transmettre lors d’un rapport sexuel protégé. Des croyances partagées tout particulièrement par les 18-30 ans, qui ont cependant largement recours au préservatif. Globalement, plus de neuf Franciliens sur dix déclarent d’ailleurs s’être protégés lors de leur premier rapport ; le préservatif est utilisé dans 80 % des cas.

Le dépistage plus répandu

En 2010, 79 % des Franciliennes et 66 % des Franciliens déclarent avoir effectué au moins une fois un test du VIH ; des chiffres qui ont doublé depuis 1992. Par ailleurs, l’enquête fait apparaître une augmentation des dépistages effectués sans raison particulière. Ainsi, 72 % des sondés jugent efficace de prendre soi-même l'initiative de faire un test régulièrement (contre 64 % en 2004).
Pour 84 % des personnes interrogées, demander à son partenaire de se faire dépister est également un moyen de se protéger
– un chiffre qui s’élève à 90 % chez les 18-30 ans. 
Parmi les sondés qui n’ont jamais réalisé le test, 75 % ne s’estiment pas à risque ; 10 % des femmes et 12 % des hommes n’y ont jamais pensé (contre 31 % et 39 % en 2004).


À noter : l’ensemble des résultats de l’enquête KABP sera disponible début 2012. 

Opinions sur de nouvelles stratégies de dépistage

Selon l’étude, près de 70 % des Franciliens accepteraient de se faire dépister à l’occasion d’une consultation chez le dentiste, 80 % lors d’une visite chez le médecin ou d’un passage dans un service d’urgence. Les trois quarts des personnes consultées effectueraient le dépistage plus facilement "s’il existait un test à faire soi-même à domicile avec un résultat immédiat".
Concernant l'adhésion au dépistage obligatoire, la plupart des sondés y sont favorables pour les femmes enceintes (80 %), les usagers de drogue (79 %), les prostitués (78 %) et les professions médicales (75 %). Et pour la première fois dans les enquêtesKABP, l’adhésion au test obligatoire pour l’ensemble de la population est en hausse, notamment chez les jeunes adultes, passant de 38 % en 2004 à 50 % en 2010.

(1) Initiée en 1992 par l’Observatoire régional de santé (ORS) d'Ile-de-France, l’enquête KABP a été renouvelée en 2010, en collaboration avec l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Inpes, qui lui a également apporté un soutien financier, aux côtés de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), la Direction générale de la santé (DGS) et l’Institut de recherche en santé publique (IReSP).

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10 novembre 2011

Univers Cités

 "Univers-Cités" :
Nayra prend RVNayra Vacaflor est doctorante, chercheuse en communication à l'Université Bordeaux 3. Sa mission : rencontrer des jeunes des cités pour comprendre comment ils utilisent les nouvelles technologies (téléphones portables, jeux vidéo, internet) pour « construire leur identité ». "Univers Cités" est un film qui raconte comment, « en se laissant guider par les coeurs », elle entre en communication avec des jeunes gens qui évoquent leurs doutes et leurs rêves, la délicate question des origines ou encore celle de leur devenir.

Récemment récompensé par le Festival du Film de Chercheurs de Nancy, le documentaire présenté vendredi 3 juillet à la Maison des savoirs partagés de Floirac est un film inclassable, un travail d'équipe qui mèle de façon originale approche artistique, journalistique et scientifique.

Pour la réalisatrice, Ana-Milena Pabón, il s'agit avant tout d'un reportage sur les aspects humains d'une recherche : « c'est difficile d'expliquer pourquoi une chercheuse peut s'intéresser à la vie quotidienne des gens dans une cité. Par exemple, pour beaucoup de jeunes rencontrés, il aurait fallu filmer des choses plus excitantes, pas la banalité de la vie de tous les jours. ». Avec efficacité et sensibilité, elle parvient à capter les tours et les détours de l'enquête de terrain. Alain Bouldoires, responsable du programme Identités & Médias à Bordeaux 3 et commanditaire du film, précise : « Nous avons souhaité rendre visible le travail du chercheur en sciences humaines à un moment où la recherche est remise en question, et proposer en même temps un regard décalé sur les quartiers. Il faut se rapprocher du citoyen, la recherche est trop souvent enfermée dans les murs de l'université. »

La complicité d'une scientifique et d'un photographe
Pour tenir ce pari, le film repose sur deux piliers, la doctorante Nayra Vacaflor et le photographe Vincent Bengold. Rieuse et attentive, prompte à la répartie, tactile et décomplexée, Nayra parvient à instaurer un rapport direct avec ses interlocuteurs. Elle travaille « par immersion » et reconnaît que son léger accent comme son physique peu identifiable (elle est de nationalité bolivienne) l'ont aidée sur le terrain. Le fait d'être une femme lui a également permis de pousser plus loin les entretiens avec les jeunes filles, moins présentes dans l'espace public des cités que les jeunes hommes.

Vincent Bengold l'accompagne ponctuellement et joue un rôle de médiateur en proposant aux personnes enquêtées de photographier avec un appareil jetable des éléments de leur vie : quelque chose de l'enfance, quelque chose de beau, ce qui représente les origines, ce qui fait rêver... Le ou la photographe improvisé-e commente ensuite les photos prises, ce qui permet d'initier une réflexion sur sa vie, son identité, sa trajectoire sociale. A la fin du processus, Vincent fait une photographie de la personne enquêtée. « J'essaye de faire un portrait le plus vrai possible par rapport à ce qui a été dit ». Ces ateliers d'images sont-ils seulement, comme il le suggère, « un prétexte pour une approche documentariste » ? Rien n'est moins sûr à voir ces grands portraits sobres qui dévoilent une part d'intériorité qui peut désormais s'offrir parce que préalablement conquise par l'expression de soi.

Une banlieue qui elle aussi se cherche
KaledLe film évoque finalement bien peu la question des usages identitaires des nouvelles technologies mais il révèle beaucoup sur la façon dont les jeunes de banlieues vivent leur condition. Si la question des origines multiples semble toujours difficile à gérer, elle finit par se résoudre dans l'affirmation d'une identité française qui sert de creuset à toutes les autres. En revanche, la domination sociale pèse lourdement sur les aspirations de ces jeunes qui vivent souvent leur avenir sur le mode du rêve ou de la frustration. Par exemple, Zouer, jeune rapper qui sait qu'il ne « percera » pas mais qui n'en continue pas moins de jouer avec son groupe, Kaled, qui a intégré in extremis un lycée professionnel et qui se sent depuis un rescapé scolaire, ou encore Maeva qui se dit heureuse de pouvoir discuter "d'autres gens que ses neveux ou ses copines". La capacité d'analyse n'est pas réservée aux universitaires, Nayra la chercheuse s'entendant dire par Tarik : « Elle ne va rien trouver, parce qu'il n'y a rien à trouver ici. Elle va juste apprendre des choses qu'elle ne connaissait pas avant, c'est tout. »

Mais si le « terrain » affleure sans cesse et perce l'écran par la puissance des témoignages, l'objet du film est aussi de montrer les coulisses d'une enquête en sciences sociales, le travail d'équipe et le questionnement collectif qui la rend possible. Il le fait de manière vivante et accessible, en épargnant au spectateur le jargon académique et la litanie des hypothèses scientifiques. La démarche est assez proche de « La sociologie est un sport de combat », le portrait de Pierre Bourdieu par Pierre Carle, mais cette fois-ci le sujet du film n'est pas un chercheur mais la recherche elle-même, avec ses tâtonnements et ses inventions, ses ratages et ses pépites arrachées à la banalité du quotidien. Au-delà du jeu de mot, le titre indique bien l'ambition de ce "reportage ethnologique" qui prend à la fois pour objet les universitaires et les jeunes de banlieue. Au bout du compte, tout le monde se retrouve à égalité quand il s'agit de chercher à comprendre ce qui donne sens et valeur à la vie.

Vincent Goulet

"Univers-Cités", documentaire de 52 mn d'Ana Milena Pabón. Périphéries Productions, CEMIC/Université Bordeaux 3, PLAN-LARGE.

http://univers-cites-lefilm.blogspot.com/

Photographies : Vincent Bengold et Périphéries productions.

Posté par arcad33 à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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